Un corps pour Ambre ou les 25H BD

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Hello,

Un petit article pour vous présenter une de mes participation au 25h de la BD et de l’illustration 2016 qui est le cousin germain des  23h de la BD. Ces deux événements sont organisés de façon bénévole par une superbe équipe autour de la charismatique Zia (Dieu incontesté). Un gros travail donc pour orchestrer tous les artistes en herbe ou confirmés qui se réunissent pendant 23h ou 25h non- stop afin de créer une BD autour d’un thème et d’une contrainte donnée le jour même par le parrain.

En  2016, la parraine Joranne Bagnoule  donna:

Thème : « YOKAI »- Contrainte : « A l’envers »

 

Ne sachant pas lire (hein pour pas changer), je me suis lancée sans trop réfléchir: pot de peinture, vieille couverture, un cousin, des pinceaux, des feuilles en pagaille, feutre, crayon, stylo…

Mon interprétation fut loin d’être des plus originales, je ne suis pas une personne pessimiste ou défaitiste. Avec cette histoire, j’ai voulu traiter d’un sujet assez grave, la dépression.

Avant de vous mettre le résultat, il m’a semblé intéressant de revenir sur sa conception. En lisant des albums, BD, on peut trouver des idées dans la création d’histoire et d’illustration ou du découpage des planches. Pour ma part je suis partie plus sur un album. Il m’est apparue normal avant de me lancer de penser à plusieurs choses:

1. Le format (imposer), nombres de pages (le minimum requit) et  le  média  (tradi. ou digital).

2. Réflexion sur un thème à traiter, psychologie du personnage.

3. Écriture de  l’histoire. Le découper pour créer un rythme.

4. Enfin, le design du perso, les couleurs (leurs répartitions), le rythme des couleurs et de l’image pour faire écho au texte et sentiment (impact visuel).

Je n’ai pas la prétention de savoir tout sur le processus créatif. Chacun à le sien, celui qu’on adopte et celui qui nous convient. Je partage avec vous juste la manière dont je l’aborde et la pense.     

La problématique est de pouvoir combiner ces différents points. Je vais revenir et développer chacun d’eux. Il faut surtout penser à être en fasse avec soi, apprécier tout le long. Ne pas se forcer, le plaisir de la création se ressentira dans tout le projet.


Pour mieux, montrer que la préparation de son projet est primordial, la démarche est une première chose. Si la préparation n’est pas prise au sérieux la suite peut être brouillon.

Bien se préparer

La chose la plus dure. Mais heureusement  grâce des événements comme les 25h et 23h de la BD, permet de faire ce que l’on a du mal à commencer seul. En plus de ça les contraintes sont rassurantes plus que contraignantes. Je m’explique savoir le format, le nombre de page (minimum) sont des points  qui ne sont pas à prendre en compte. Comme on le sait déjà (se sont des points vitaux). Il ne reste plus qu’à se poser la question quelle médias utilisé, le thème de son histoire.

Pour en revenir à ma petite histoire, j’ai voulu utiliser de la peinture pour aller avec le sentiment  traité. Le coup de pinceau pouvant à lui seule donner le sentiment, cela m’a tout de suite plut.

 Son histoire

Encore une fois avec un thème imposé, l’histoire est à créer autour. Elle ne vient pas de nulle part. Dans l’histoire, le Yokai ( être fantastique du folklore japonais) apparait indirectement (surtout en image). Le texte tourne autour de la détresse émotionnelle de l’héroïne.  Comment en suis- je venue à cette idée?

Je me suis mise sur Word, j’ai écrit le thème. Puis je suis partie sur ce qui m’inspirait. Pour esquisser enfin un synopsis puis à l’écriture sous forme d’une nouvelle très courte (moins de trois pages). Le texte ne restera pas statique une fois les images finies),  parfois une phrase saute, elle est modifiée. Il ne faut faire un texte au « propre ». Il faut avoir les idées claires sur ce qu’on veut créer. Découper le texte pour pouvoir passer à la création de l’image.

astuce.jpg
J’ai fait un récapitulatif des choses qui me semble importante pour bien être paré.

Pour aller plus loin, on peut penser au public visé. Cela reste une part importante, dans le style de l’écriture, en fonction de la tranche d’âge. Dans le cadre des 25h de la BD, ce n’est pas un point  que j’ai jugé bon développer ( j’ai écrit pour qui veut bien lire).

En passant à la partie visuelle, plusieurs parties sont importantes à prendre en compte.


La colorimétrie: le rôle de la couleur

(si on l’utilise)

color copie

peu de couleurs, pour un gain de temps, mais aussi pour rester centré sur le personnage. Par la suite, il me fallut penser à créer un rythme pour avancer avec l’histoire, les couleurs aident et renforce les sentiments (1).  J’ai eu l’occasion de le remarquer dans les livres jeunesses comme Loulou (1989) de Grégoire Solotareff.

Si j’ai pris cet exemple (2) c’est pour son histoire de création. J’ai eu l’occasion d’analyser l’album de Loulou (le premier de la série). L’album n’a failli pas voir le jour,  sa première version n’étant pas cohérente, il reprit toutes les illustrations en 24H. Loulou en 1989 fut son premier vrai succès et best-seller, il en vendit en moins d’une année 600 000 albums.

colorométrie
Faire plusieurs storyboard est utile pour avoir une vue d’ensemble.

 

Enfin le médias dit plus haut, j’ai choisi principalement la peinture. Mais pour séparer des moments de l’histoire,  le présent et l’imaginaire sont traités de façon différente. Cela fait écho au texte afin de le rendre la lecture plus attractive.


Le design et  cohérence des images

petite fille
le personnage simple regardant toujours dans la même direction, cela insiste sur la fuite en avant adoptée par l’héroïne.

Avec les couleurs, je me suis dit qu’un design simple est la meilleure façon de faire vite. Autre chose,  ne cherchez à être parfait, il faut accepter ce que l’on fait et le faire à fond. Ne pas se décourager à cette phase, si le personnage n’est pas comme vous vous l’êtes imaginé. Tirez profit des imperfections, sinon vous vous mettez une pression à l’envie de bien faire. Réfléchissez ce que bien faire veux dire. Le mieux et de faire à son niveau. Sachant que je n’ai pas un hyper bon niveau, je reste  contente de ce que j’ai fait à mon niveau. On s’améliora plus tard, apprenez à dessiner imparfait.

Pour en revenir au design, la jeune fille  reste dans les tons qui l’a signifie, pas besoin de ce faite de la détailler pour l’identifier. Comme avec les couleurs faites un storyboard de la composition finale. Ci dessous un rescapé d’un des storyboard qui n’est pas tout à pareil que la version finale.

     Il ne faut pas avoir peur de se lancer, de changer.

 

 

Pour conclure,  mon expérience au 25h à donner aussi de beau rater. Mais c’est en ratant qu’on réussit le mieux. Si vous avez des questions, je serais heureuse de répondre. J’ai eu envie de partager ma vision des choses. J’espère avoir été assez claire et objective.

Merci pour avoir lu.

Je vous laisse avec ce qui m’a faite suer durant 25h. Bonne soirée!

 

 

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(1) Conf.  Histoire des couleurs, Michel Pastoureau et Dominique Simonnet

(2) http://www.ecoledesmax.com/espace_regroupeurs/pages_activites_an6/kilimax/kili2/02120.pdf   ( pour aller plus loin sur l’analyse de l’album)

 

 

Une musique qui m’a aider à écrire ce petit article 😉

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2 réflexions sur “Un corps pour Ambre ou les 25H BD

  1. Bravo pour tes illustrations, tu as beaucoup de talent…et pour ton article aussi, duquel je retiendrai entre autre, « qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer »….Pas facile de sortir de sa zone de confort, de sa routine, mais lorsque l’on y parvient, tout devient possible 😉

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